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Pour renouer avec la croissance.

Le 1er juillet 2013.

Grands absents de la conférence sociale qui vient de se tenir, les salaires sont pourtant au centre de la crise que traverse notre pays et la zone euro. 
Le patronat n’a de cesse de diminuer la masse salariale, de revendiquer -et hélas d’obtenir- des exonérations sociales et de refuser de reconnaître les qualifications. Alors que la rentabilité financière des entreprises est en hausse, la faiblesse des salaires, la perte de pouvoir d’achat qui en résulte plombent notre économie.

Pour la CGT, le travail n’est pas un coût, mais un atout économique et social, alors que le capital coûte de plus en plus cher pour l’ensemble de la société ainsi que l’explique Nasser Mansouri-Guilani, économiste : "ce qui crée de la richesse et donc de la valeur ajoutée, c’est bien le travail humain. Or le partage de cette richesse créée se fait au détriment des salaires."

Ce qui handicape la France, ce n’est pas le « coût » du travail mais bien le coût du capital, c’est-à-dire les prélèvements financiers.
- Ainsi, en 1950, pour 100 € de masse salariale, les entreprises versaient 9,5€ de dividendes et 4,5€ de charges d’intérêts.
- Aujourd’hui, pour 100 € de masse salariale, les propriétaires reçoivent 36€ et les créanciers 10€.

En France, contrairement aux idées rebattues par le patronat le prix du travail ne coûte pas si cher que cela.

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