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La CGT d’Haribo c’est du costaud

La CGT d’Haribo c’est du costaud

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Haribo France compte deux usines en France, une à Uzès et une à Marseille – le siège social. Haribo qui connaît une progression phénoménale : son chiffre d’affaires a plus que doublé sur les dix dernières années en passant de 120 à 255 millions d’euros, tout en baissant ses effectifs, passant de 850 en 2006 à 719 en 2017.
En 2006, 96 % des ventes du marché français étaient fabriquées par les deux usines en France, en 2016 seulement 69 % des ventes du marché français ont été produite par celles-ci.

En 2020 une nouvelle usine en Allemagne aura la capacité de produire 200 000 tonnes par an, soit quatre fois la capacité de la production française.

En février 2016, la direction d’Haribo a présenté un plan qui avait pour but de faire baisser les coûts de production, en s’attaquant à tous les accords et usages en vigueur, en délocalisant certaines productions, puis en annualisant le temps de travail avec des semaines pouvant aller de 0 à 44 heures et avec l’objectif de supprimer 110 emplois en production sur les deux prochaines années, ce qui ferait passer l’effectif à 620 d’ici 2019.

La CGT, avec 47 % de représentativité, s’est opposée à la mise en place de ce plan nommé par la direction « profil 2020 ». Pour légitimer leur plan de compétitivité, la direction a mis en place un référendum avec l’appui des syndicats FO et CGC.
Le chantage de la direction a fonctionné, les salariés ont voté favorablement le plan à 66 % et ce malgré quatre mois de mobilisation contre le plan et contre la loi « Travail », douze jours de grève, de rassemblements, de blocages et de manifestations avec une participation des salariés d’Haribo allant jusqu’à 70 % du corps ouvrier/maitrise.