facebook

Faute d’une analyse de risques satisfaisante, plusieurs salariés intoxiqués au plomb

Faute d’une analyse de risques satisfaisante, plusieurs salariés intoxiqués au plomb

http://www.cgt.fr/local/cache-vignettes/L520xH254/capture_d_e_cran_2017-06-14_a_16.08.40-ac072.png

En charge des travaux de transformation des bacs de pétrole sur le site de l’ex-raffinerie Pétroplus à Petit-Couronne en Normandie, le groupe Bolloré n’a pas pris les mesures nécessaires pour diagnostiquer correctement les risques liés à la présence de plomb sur le site, causant l’intoxication – parfois grave – de plusieurs salariés du site. L’Union départementale CGT de la Seine-Maritime revient sur ce sujet dans un communiqué paru le 14 juin 2017.

 

Depuis août 2016, le groupe Bolloré est en charge de la reconversion de bacs de pétrole en dépôt stratégique de carburant dans l’ex-raffinerie de Petit-Couronne en Normandie. Comme l’explique l’Union départementale de Seine-Maritime dans son communiqué, les analyses de risques et leur prévention n’ont pas été correctement réalisées par le groupe, causant l’intoxication au plomb – parfois préoccupante – de plusieurs salariés.

Rappelons pour information que l’exposition aux poussières de plomb provoque des maladies très graves aux effets durables, dont par exemple une détérioration des capacités cognitives, une perturbation des fonctions d’élimination des reins, ou encore des conséquences sur le sang, le système digestif ou la reproduction.

L’histoire ne s’arrête malheureusement pas là. Malgré une suspension des travaux par l’inspection du travail le 31 mai 2017, le groupe Bolloré a rapidement pris la décision de procéder à une reprise des travaux... sans mise en œuvre des mesures de sécurité les plus basiques !

En réaction à ces pratiques irresponsables, l’Union départementale de Seine-Maritime exige :

  • une nouvelle suspension des travaux jusqu’à la réalisation d’un diagnostic exhaustif de toutes les substances dangereuses présentes sur le site (plomb, amiante, fumées, poussières et vapeurs liées aux travaux) ;
  • la mise en œuvre des mesures de protection collective garantissant l’absence de risque d’exposition pour les travailleurs et les riverains ;
  • la réalisation de fiches d’exposition au plomb à remettre aux salariés.

Elle appelle l’ensemble des salariés des entreprises intervenant sur le chantier à faire valoir leurs droits (information sur les risques, droit de retrait en cas de danger grave et imminent, consultation du médecin du travail en vue d’un examen de santé...) et à prendre contact avec les militants de la CGT.

 

Lire l'article sur le site de la conférence