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Culture

Préparation de la 41ème édition de l’Hestejada de Las Arts

Préparation de la 41ème édition

de l’Hestejada de Las Arts

 
Cette année le festival d’Uzeste aura lieu du 10 au 18 août 2018 et s’ouvrira dans un contexte politique et social particulièrement grave pour la vision que nous portons d’une société juste et de progrès social.
Pour la CGT c’est 29 ans de présence, de co-élaboration dans cette magnifique aventure ou  se croisent, s’interrogent, s’interpellent salarié-e-s, artistes, chercheurs-ses, citoyen-ne-s et syndicalistes.
Durant l’hestejada, nous avons la possibilité d’écouter, voir, entendre, participer à des rencontres, des projections de films, des créations artistiques, des débats permettant de réfléchir, de questionner, de partager, de confronter nos idées sur des thématiques d’actualités.
Ces temps, ces espaces de liberté sont essentiels, précieux car ils nourrissent notre activité syndicale. Ils nous permettent de construire, inventer ensemble afin de transformer le réel et se mettre en mouvement pour transformer la société.
Mais la meilleure façon de voir ce qui s'y passe, est de s'y rendre, de le vivre.
Le Comité Régional CGT Aquitaine, les militant-e-s bénévoles vous invitent à les y rejoindre pour devenir vous aussi acteur de cette belle aventure humaine ou l’utopie fait sens.
Vous l’aurez compris notre présence est importante et ne peux se faire que grâce à l’engagement, la participation des syndicats et militant-e-s bénévoles, tant dans sa présence sur le festival pour nourrir nos échanges ou en tant que militant-e-s bénévoles mais aussi par une contribution financière afin de soutenir les propositions de programme CGT.
Proposition de programme d’ailleurs en cours de finalisation mais dont comme pour les années précédentes fait sens au regard de notre activité revendicative et de l’actualité. Nous vous le communiquerons bien sûr dès que possible.
Cette solidarité financière est essentielle afin de permettre la venue d’intervenants lors des débats, la programmation de films et de pièces de théâtre proposés par le Comité Régional CGT Aquitaine.
 
Télécharger l
a fiche d’inscription des militant-e-s bénévoles pour l'orga
Télécharger le bulletin à souscription financière

 

 

 

Festolerance 2018

 

Pour la 14ème année , le Collectif Jeunes Cheminots CGT de Périgueux organise le festival FESTOLERANCE sur le site du COPO à Périgueux, cette année le Festolerance aura lieu le samedi 26 mai à partir de 17h. 

·         A 17h : animations pour les enfants sur le thème du trie sélectif .

·         A 18h : un Débat.

·         Et à partir de 19h : le début des concerts.  

Les groupes de cette édition

PAPA STYLE (33)

3ème CLASS (Toulouse)

KILLED BY A PLANE (Périgueux)

Le Distributeur de Son (Périgueux)

ARCH&STONE (Bordeaux) 

 

 Entrée :

·         5€ de 17h à 19h,

·         9€ à partir de 19h. 

Buvette et restauration sur place.

 

 

Festival : "Filmer le Travail"

Mars 2017
 
Le festival international « Filmer le travail » s’est déroulé à Poitiers du 10 au 19 février 2017.
Les organisateurs m’avaient invité à faire partie du jury du prix international.
J’ai donc pu assister à 11 séances qui regroupaient à chaque fois 2 films en 2 jours et demie… Bien chargés… donc 22 films avec 4 séances par jour… Halte aux
cadences infernales… Le Jury était composé de professionnels quatre femmes et trois hommes, essentiellement des réalisatrices et réalisateurs.
 

La Daja, une association entre culture et sociologie

Octobre 2016
 
En août 2016, nous avons à nouveau accepté l’invitation de Uzeste Musical et de Alain Delmas délégué de la CGT qui initie et anime les débats du festival. Nous étions déjà venus en 2011 et nous avions été conquis par l’accueil fraternel que nous avions reçu.
Cet été la fraternité et la bonne humeur étaient à nouveau au rendezvous.
 
Nous avons préparé ensemble les échanges qui ont eu lieu avec le public, après un spectacle dont l’une des fonctions était d’introduire les problématiques de la discussion.
 
Le principal objectif de notre collectif DAJA est, en effet, de favoriser la production et la diffusion de spectacles co-construits avec des militants associatifs et des chercheurs en sciences sociales, prenant en compte les nouveaux regards sur la société qu’ils apportent, en proposant des conseils ou des services (recherche documentaire et iconographique, mise en relation des compétences, etc.) et en assurant la promotion des oeuvres s’inscrivant dans
cette démarche.
 
L’association a aussi pour fonction d’alimenter la réflexion collective sur la situation actuelle et l’avenir du spectacle vivant, en mettant en commun l’expérience des militants, des professionnels du secteur culturel et des sciences sociales.
Depuis 2007, nous avons travaillé sur un grand nombre de thèmes : les discriminations, la xénophobie, le racisme, la laïcité, les symboles de la République, la pauvreté, etc, en y associant toujours des chercheurs et des militants associatifs.
 
Notre but est de réinvestir le chantier de la démocratisation de la culture. Depuis les années 1950, en effet, la création artistique, l’action culturelle, l’enseignement et la recherche se sont développés de façon spectaculaire, grâce au soutien de l’Etat. Mais ce progrès a provoqué une séparation et des conflits de compétence de plus en plus forts, entre des activités qui auparavant étaient liées entre elles. Notre ambition est de construire un espace
commun, situé à l’intersection des milieux artistiques, scientifique et associatif.
Nous avons aussi mis en place des expositions, inspirées des mêmes principes et qui abordent d’une autre manière les grands sujets de société, en visant des publics populaires. Avec le Comité National des Régies de Quartiers, nous avons monté une exposition sur « l’histoire de l’immigration en France » et une autre sur « l’histoire du peuplement des quartiers populaires ». En accompagnement de notre spectacle « Chocolat blues », nous avons créé l’exposition « On l’appelait Chocolat, la véritable histoire d’un homme sans nom », qui retrace le destin extraordinaire du premier artiste noir de la scène française.
 
Le spectacle vivant, les expositions sont des moyens privilégiés pour transmettre des connaissances à des publics populaires qui ne lisent pas les livres des universitaires et qui n’assistent pas à leurs conférences.
 
C’est une forme d’éducation populaire qu’il faut absolument défendre car le savoir est une arme indispensable pour développer l’esprit critique de tous les
citoyens. Notre combat associatif rejoint ainsi celui que mènent les syndicats pour l’émancipation des travailleurs.
 
Le 20 août dernier nous étions à Uzeste pour un spectacle évoquant le pogrom qui a eu lieu à Aigues- Mortes en 1893 (une centaine de victimes italiennes dont une dizaine de morts). Le spectacle et le débat qui a suivi ont permis d’évoquer le monde ouvrier des salines, aujourd’hui disparu, la concurrence entre travailleurs français et immigrés, entretenue par le patronat pour empêcher la formation des syndicats. Nous avons évoqué aussi cette frange d’ouvriers déclassés qui finit par sombrer dans la xénophobie parce que la société ne leur fait plus aucune place. Quand le passé rejoint le présent...
En 2017, nous allons fêter le centième anniversaire de la mort à Bordeaux de l’artiste Chocolat. C’est une autre figure populaire que nous avons présentée
dans l’un de nos spectacles. Joué en 2011 à Uzeste, ce spectacle a été à l’origine du film Chocolat réalisé par Roschdy Zem, (avec Omar Sy dans le rôle titre), sorti en février 2016. L’exposition itinérante qui accompagne le spectacle circulera encore la saison prochaine dans toute la France. Jeune esclave cubain, arrivé en France comme manoeuvre, celui que les Français ont surnommé Chocolat, et qui n’a jamais eu de nom propre, est devenu l’un des clowns les plus populaires à la Belle Epoque. Son histoire permet d’évoquer les discriminations et le racisme, mais aussi les apports des Français venus d’ailleurs à notre culture commune.
 
Elle est très instructive également sur les formes de solidarité qui ont toujours existé au sein des classes populaires, au-delà des différences d’origine et de
couleur de peau. Elle montre comment un homme placé tout au bas de l’échelle peut trouver dans la culture des armes pour défendre sa dignité.
 
 
Martine Derrier
et Gérard Noiriel
 
 

Aquitaine Informations

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Juin 2018