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ASSURANCE CHÔMAGE Propositions de la CGT pour faire confiance aux salariés privés d’emploi

 
ASSURANCE CHÔMAGE
 
Propositions de la CGT pour faire confiance aux salariés privés d’emploi
 
 lundi 19 mars 2018    
 
Aujourd’hui même, la CGT est invitée à une réunion multilatérale au ministère du Travail sur la question de l’assurance chômage. Or, en amont de cette réunion, la presse se fait déjà l’écho des projets du gouvernement... 
 La facture des sanctions contre les privés d’emploi risque d’être très lourde. Depuis sa campagne électorale, le candidat Macron devenu Président martèle qu’il faut « remettre les chômeurs au travail ». Cela tombe bien, ils ne demandent que ça ! Mais avec des emplois stables, un juste niveau de rémunération, dans une proximité permettant de conjuguer un équilibre entre projet professionnel et projet de vie. 
 A contrario de la « logique » qui vise à transformer tous les salariés privés d’emploi en fainéants et en fraudeurs, la CGT propose 10 nouveaux droits pour une société plus juste :
 
1 – Droit au travail : des emplois librement choisis, conformes aux qualifications, à l’expérience, avec une juste rémunération, dans une proximité géographique et des horaires compatibles entre activité professionnelle et vie privée.
 
2 – Droit à l’indemnisation : mise en place d’une sécurité sociale professionnelle, garantie de versement d’un revenu de remplacement.
 
3 – Droit à l’erreur : suite à une erreur de bonne foi, aucun allocataire ne peut être pénalisé.
 
4 – Droit à la formation qualifiante : les privés d’emploi doivent bénéficier d’un droit à une formation diplômante ou qualifiante de leur choix. Cette formation doit être financée par le dernier employeur à 100 % ou à hauteur de 50 % par l’OPCA de branche dont ils dépendaient précédemment.
 
5 - Droit de recours : mise en œuvre de procédures garantissant notamment l’information sur les contrôles et une capacité de procédure contradictoire.
 
6 – Droit d’accès numérique : tous les usagers du service public doivent avoir un accès égal aux outils numériques et à l’accueil physique.
 
7 - Droit au soutien : mise en place d’aides à la garde d’enfants, d’appui aux aidants familiaux, d’indemnisation des déplacements pour la recherche d’emploi et aux entretiens d’embauche.
 
8 – Droit à l’accompagnement : capacité du privé d’emploi à se faire accompagner par un-e conseiller-ère du salarié ou par l’aide juridictionnelle lors de ses démarches.
 
9 – Droit de représentation : mise en place de dispositifs et de modalités spécifiques permettant aux privés d’emploi d’exprimer leur vote en direction des organisations syndicales et renforcement des droits des Comités de liaison et du CESI.
 
10 – Droit à la transparence : mise en place d’une étude sur l’effectivité ou le non-recours des droits, la réalité de la fraude et du non-recouvrement.
 
Montreuil, le 19 mars 2018