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Communiqué de presse - 33 -

Travaille et tais-toi !
Telle est la devise du Conseil Départemental et de la Direction de service 33 entreprise Valoys des aides à la personne
 
 
Ces salariées qui ont appris brutalement la vente d’une partie de l’activité service à la personne, celle située sur le secteur du Bassin d’Arcachon, alors qu’elles revendiquaient le paiement de leur salaire, de la mutuelle d’entreprise, des plannings de travail bien organisés, des bonnes conditions de travail, le respect de la démocratie suite aux élections professionnelles qui ont placé la CGT 1ère organisation syndicale, se battent depuis le mois d’août face à une Direction qui les méprise, les insultes, les harcèle !
Alors qu’elles dénoncent auprès du Conseil Départemental des conditions de prise en charge des personnes bénéficiaires inacceptables, ce dernier se mue dans un silence assourdissant et accuse même les représentantes du personnel d’être responsables de ce climat délétère.
L’attitude du Conseil Départemental est surprenante, il continue à verser les subventions publiques sans contrôle, ni exiger la transparence de leur utilisation, il laisse l’agrément à l’entreprise et rétorque qu’il n’y a aucune, ou du moins pas suffisamment, de plaintes de la part des bénéficiaires !
Les salariées seraient elles trop exigeantes? Elles qui ont des salaires entre 800 et 1.100 euros, des frais kilométriques qui sont défrayés à hauteur de 0,20 centimes, qui ont des amplitudes horaire de plus de 11h, qui n’ont pas leur salaire versé en temps et en heure et n’ont pas les moyens de mettre de l’essence dans leur voiture pour aller travailler !
Ces salariées qui se débrouillent à assurer les prestations quand la Direction ne daigne pas organiser des astreintes en cas d’absence d’une auxiliaire de vie.
Sans rien lâcher sur les revendications, elles réfléchissent à une solution alternative qui conjugue prise en charge de qualité pour les bénéficiaires et mise en oeuvre d’un socle social qui améliore conditions de travail, formation qualifiante, reconnaissance des qualifications et salaires décents : pour ce faire elles proposent de créer une SCOP.
Mais sur un tel un projet elles sont lachées par le Conseil Départemental qui leur rétorque qu’il ne donne plus d’agrément !
Étrange que cette institution ne soit pas intéressée à amorcer au moins une réflexion pour que le secteur du service à la personne fonctionne avec des valeurs humanistes.
Pour la CGT, cette activité qui prend en charge les personnes en perte d’autonomie devrait être un service public muni de moyens humains et financiers inscrit dans un projet global de santé primaire, secondaire, tertiaire et non point livré aux appétits mercantiles !