Mobilisation dans le secteur public
L’Éducation nationale, fortement implantée en Aquitaine, s’est illustrée par le taux élevé de participant·es aux grèves : jusqu’à 45 % des enseignants grévistes en Gironde le 31 janvier 2023 (selon l’académie de Bordeaux). Dans les hôpitaux publics, les syndicats SUD-Santé et FO-Santé ont multiplié les débrayages coordonnés, notamment au CHU Pellegrin et à l’hôpital de Bayonne, pesant pour la reconnaissance de la pénibilité des métiers du soin face à la réforme.
Blocus et mouvements dans le secteur privé
L’industrie et la logistique, domaines phares du tissu économique girondin, ont aussi connu une mobilisation marquée. À Bassens, des “noyaux durs” de raffineurs et dockers, soutenus par l’union locale CGT, ont reconduit la grève huit jours d’affilée en février-mars. Les syndicats ont également fourni un appui aux salarié·es précaires, organisant des formations express sur le droit de grève et une hotline gratuite pour soutenir les personnels des TPE-PME, qui se sentent parfois moins soutenus dans leurs démarches.
Place aux jeunes et à la ruralité
L’ampleur de la mobilisation étudiante et lycéenne, particulièrement notable à Bordeaux Montaigne ou à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, s’est faite autour de cortèges mixtes, mêlant jeunes syndiqué·es et salarié·es plus âgé·es. Dans les zones rurales du Lot-et-Garonne et du Périgord, l’appui logistique des unions locales – fourniture de transports ou de repas – a permis de faire venir des salarié·es de zones isolées aux manifestations régionales, témoignage d’une solidarité concrète.