Un levier indispensable : la négociation d’accords sociaux
Les restructurations majeures (plus de 50 salariés) impliquent par la loi la négociation d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE), dont l’ambition et les moyens varient fortement en fonction du rapport de force syndical et de la capacité à mobiliser les salarié·e·s. Lors des négociations, les syndicats se battent pour :
- Des mesures de formation et de reconversion (éligibilité au CPF de transition, périodes de professionalisation, accompagnement VAE).
- Des primes supra-légales (primes de départ, primes de mobilité, indemnités de reclassement).
- Un accompagnement individualisé (bilan de compétences, entretiens personnalisés, appui à la création d’entreprise).
- Des engagements sur le maintien partiel de certains emplois ou la reconversion de sites.
Par exemple, lors du PSE chez Safran Helicopter Engines (ex-Turbomeca, Bordes) en 2020, un travail de terrain collectif a permis de doubler la prime de départ (jusqu’à 18 mois de salaire pour les plus anciens) et d’obtenir un suivi renforcé post-licenciement par la Maison de l’Emploi locale (source : Sud Ouest).
L’action en justice quand il le faut
Lorsque la procédure de restructuration apparaît non conforme, les syndicats peuvent mobiliser les Prud’hommes ou le Tribunal Administratif. À Michelin Bassens, en 2022, la CGT a fait annuler une vague de licenciements décidée sans concertation suffisante, permettant la réouverture de négociations sur les reclassements (voir cgt.fr).