La prévention des risques ne peut être efficace sans une forte implication de tous les acteurs : employeurs, encadrement, salariés, représentants du personnel et organisations syndicales. En Aquitaine, la tradition de dialogue social est vive. Elle demeure un atout, mais aussi un défi lorsque les intérêts divergent ou que les marges économiques se réduisent.
Le rôle des représentants du personnel
- Au sein du CSE (comité social et économique), la délégation santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) réalise des enquêtes terrain, propose des améliorations, saisit l’Inspection du travail en cas de carence.
- Elles peuvent exiger la mise en place de groupes de travail mixtes, organiser des visites de site, contrôler les fiches de sécurité et les consignes affichées.
- En cas de danger grave et imminent, elles disposent du droit d’alerte et de retrait : l’expérience a montré que ces outils sont vitaux pour sauver des vies.
Témoignages et retours d’expérience en Aquitaine
Chaque année, des Comités sociaux et économiques d’entreprises chimiques aquitaines font avancer concrètement la sécurité : signalement d’un défaut sur la ventilation d’un atelier de fabrication, modification du circuit de stockage de solvants suite à une proposition du personnel, prise en compte de la parentalité pour limiter les horaires de nuit, etc. Ce quotidien du dialogue vaut bien souvent toutes les injonctions venues d’en haut.